Actualités

Affaire Morandini : Le policier a bien fait son travail

Le 29 janvier dernier, Axel, victime de Jean-Marc Morandini témoignait sur le plateau de BFM TV suite à la condamnation définitive de l’animateur. Durant l’émission, il exposait les faits, dont, son passage dans un commissariat de Police pour y déposer plainte. Il évoquait un refus de plainte orienté vers un dépôt de main courante, sur le prétexte que l’auteur était « une personne trop haute ». Un des journalistes de BFM n’hésitait pas à juger ce fait de « scandaleux ». Quelques heures plus tard, sur la même chaîne, Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de policiers UN1TÉ, s’insurgeait de la réaction sans contexte précis, de ce journaliste, servant des pseudos arguments aux anti-flics notoires présents sur les réseaux sociaux. Elle évoquait alors, s’appuyant sur la logique d’un…
Tribune, Actualités

Procès du Burger King : Le « J’accuse » d’un commandant de terrain face au mutisme de la hiérarchie.

Au 4ème et dernier jour de procès des CRS dans l’affaire dite du Burger King1, deux visions de la police se sont percutées. D’un côté, le Commandant S., CRS, qui se présente dans sa tenue de cérémonie, assumant une culpabilité morale écrasante. De l’autre, le Commissaire R., affecté à la Préfecture de Police à l’époque des faits, silhouette d’une institution qui esquive et s’abrite derrière des procédures aussi floues que l’éclairage d’un restaurant pillé. Ce jour d’audience, une image : celle d’un chef qui refuse de laisser ses hommes seuls dans la tempête judiciaire. À la barre, le Commandant S. a livré un témoignage contre un système qui broie les exécutants et préserve les décideurs. « Aujourd'hui, je ne suis pas à ma place en tant que témoin mais je devrais être prévenu aux côtés de…
Tribune

La neutralité comme boussole républicaine : l’engagement policier et la tentation idéologique

Certaines questions paraissent simples à première vue, et pourtant, lorsqu’on s’y arrête avec un peu de rigueur intellectuelle, elles imposent une réflexion. Un policier peut-il, sans contradiction éthique avec son engagement, afficher publiquement une proximité idéologique avec des courants politiques remettant en cause, y compris implicitement ou au travers de discours policés, les fondements mêmes de la République qu’il sert ? De prime abord, la réponse paraît facile : il convient de distinguer l’homme ou la femme de sa fonction. L’un aurait ses opinions, l’autre ses devoirs. D’apparence rassurante, cette séparation semble préserver les exigences de liberté individuelle et d’intégrité institutionnelle. Mais à regarder de plus près ce qu’il s’est passé dans les cortèges le 31 janvier…
Actions Syndicales

UN1TÉ rétablit dans ses droits une policière évincée par son administration

Marie-Laure a toujours rêvé d’intégrer la Police nationale. Forte d’une solide expérience en tant que Policière Adjointe, convoyeuse de fonds, et réserviste au sein d’une CRS autoroutière, elle décide de franchir le pas en obtenant brillamment le concours de Gardien de la Paix. En décembre 2024, elle intègre donc une école de police dans le Grand-Est après avoir démissionné de son emploi. Mais, seize jours seulement après son incorporation, tout s’écroule. La médecine statutaire la juge définitivement inapte à la fonction, en raison d’une pathologie contractée en 2018, pourtant en rémission depuis 2020. Marie-Laure, convoquée, est invitée à reprendre ses affaires et à regagner la vie civile. À 45 ans, elle se retrouve soudainement sans emploi, avec deux enfants à charge. L’intervention…
Tribune

Victimes à perpétuité

Dans la nuit du 7 décembre 1979, deux policiers, Jean-Yves Ruelle et Gérard Croux, sont abattus froidement rue Monge à Paris. Les criminels étaient en cavale, après des vols à main armée et le meurtre d’un veilleur de nuit, Mohammed Hachemi. Si l’un des deux criminels est neutralisé par un policier dans l’action, le second, Philippe Maurice, sera interpellé. Après avoir saisi tous les recours judiciaires possibles, la condamnation à mort prononcée en 1980, est confirmée par la cour de cassation le 19 mars 1981. Dans le couloir de la mort, après une tentative d’évasion durant laquelle il blesse grièvement un agent pénitentiaire, Philippe Maurice est pris en charge par Robert Badinter qui obtient du nouveau président de la République de l’époque, François Mitterrand, une grâce…
Actions Syndicales, Actualités

Carrières de policiers, investigation… le syndicat UN1TÉ réuni en congrès frappe fort.

Du 17 au 20 novembre 2025 se tenait le congrès extraordinaire du syndicat de policiers UN1TÉ, à Talmont-Saint-Hilaire en Vendée. Congrès endeuillé par « la perte d’un pilier du syndicat, Guy Dalier, secrétaire national et militant engagé, passionné et précieux ». Une poignée de jours durant lesquels l’organisation syndicale a réuni plus de 400 de ses délégués venus de toutes parts du territoire français, y compris ceux de Guadeloupe, Guyane, Martinique, de la Réunion, Mayotte, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et même de Wallis-et-Futuna.Des journées de travail et de débats riches et passionnés, orientées essentiellement sur des objectifs techniques et revendicatifs de l’organisation dans le but d’améliorer les conditions de travail et de vie des policiers français. Ces…
Actualités

13 novembre 2015 – 13 novembre 2025 - Dix ans après, le souvenir et l’hommage.

Dix ans se sont écoulés depuis cette nuit d’effroi où Paris et Saint-Denis ont été frappées au cœur. Dix ans depuis que des policiers de tous horizons ont fait face à l’inimaginable, avec courage et dignité. Aujourd’hui, l'ActuPolice rend hommage aux victimes, aux intervenants, et rappelle combien la reconnaissance de nos forces de l’ordre demeure essentielle. Il y a dix ans, la France vivait l’une des nuits les plus sombres de son histoire contemporaine.Le 13 novembre 2015, à Paris et à Saint-Denis, des attaques coordonnées frappaient aveuglément notre pays, faisant 130 morts et des centaines de blessés. Cette date, gravée dans la mémoire collective, reste aussi profondément ancrée dans celle de la Police nationale. Dès les premières explosions au Stade de France, puis lors des…
Reportages, Actualités, Portraits

De l’uniforme pour protéger, à derrière les barreaux. Florian, policier motard à Nanterre, s’exprime pour la première fois.

Florian, Brigadier-Chef de 40 ans, en couple depuis 11 ans et père d’un petit garçon de 7 ans, raconte comment l’usage de son arme, dans le cadre d’une mission régulière, l’a plongé dans une mise en examen aux conséquences dévastatrices. Entre détention, menaces de mort et dépression, il livre un témoignage bouleversant sur la fragilité d’un métier où tout peut s’effondrer en un instant. Nanterre, le 27 juin 2023, après un refus d’obtempérer, une course poursuite s’engage entre une voiture de sport puissante et deux motards de la Police Nationale… Dans cette interview, il ne s’agit pas d’aborder l’affaire dite « Nahel », encore en cours d’instruction, mais de mettre en lumière les répercussions d’une poursuite judiciaire dans l’exercice de ses fonctions, sur la vie privée, la carrière et…
Reportages, Actions Syndicales, Actualités

Marles-les-Mines : trahis par le Bloc, les policiers dénoncent une fermeture orchestrée

Marles-les-Mines : la fin annoncée d’un commissariat, ou quand on dit que « le chien a la rage » En 2006 déjà, une vaste réorganisation policière avait conduit à la fermeture de plusieurs commissariats dans le Béthunois, ramenant leur nombre de neuf à cinq. Les antennes de Barlin, Divion, Lillers et Calonne-Ricouart avaient alors disparu, cette dernière fusionnant avec Marles-les-Mines. Faute de locaux adaptés, le service d’investigation était resté à Calonne, tandis que la tenue opérait depuis Marles. Près de vingt ans plus tard, le scénario se répète. Depuis le début de l’année 2025, les rumeurs de fermeture du commissariat de Marles-les-Mines se multiplient, justifiées par l’administration, la préfecture et certaines mairies. Officiellement, le manque d’activité ou les contraintes…
Actions Syndicales, Actualités

UN1TÉ dénonce l’état critique de l’investigation : « 3 millions de procédures judiciaires en attente, des victimes abandonnées »

La crise de la filière « investigation » de la Police nationale atteint un point de rupture, avertit le syndicat UN1TÉ. 3 millions de procédures judiciaires sont actuellement en attente, dans un contexte où au moins 2 000 enquêteurs manquent pour répondre efficacement. Pour UN1TÉ, c’est bien plus qu’un sujet administratif : c’est une crise de justice, dont les victimes pâtissent, souvent sans savoir si leurs violences ou agressions seront un jour traitées. Le constat est sans appel : des plaintes pour violences, agressions sexuelles ou atteintes aux personnes restent sans suite. Les policiers sont surchargés, souvent jusqu’au burn-out, et les victimes sont laissées dans l’ignorance de l’état d’avancement de leur dossier Les enquêteurs sont débordés, au point que des affaires graves sont…