Bordeaux, incendie du poste de police des Capucins : et si le bilan avait été de plusieurs morts et blessés ? Un scénario fictif. Une attaque bien réelle.

Trois policiers ont fait usage de leur arme afin de s’extirper de leur poste de police en feu. Le bilan est lourd, plusieurs morts et blessés sont à déplorer.
Bien heureusement, ceci n’est qu’une fiction.
Et si cela s’était réellement passé ?

Hier, nous relations l’attaque d’une horde d’individus qui a tenté de faire brûler un poste de police avec trois policiers à l’intérieur.

Nous expliquions que ces policiers avaient tenté de fuir le poste en proie aux flammes, mais que deux d’entre eux avaient dû se replier à l’intérieur du poste en feu, tellement la foule aux abords du poste de police était hostile.

Aujourd’hui, ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la CDI 33 venue en renfort pour les tirer de ce mauvais pas…

Ce fait « divers », car oui, certains le qualifieront de fait divers, est passé quasi inaperçu tant dans les médias que sur les réseaux sociaux, et ce, 10 ans après le drame de Viry-Châtillon.

Ce n’est pas normal que des individus n’aient aucune crainte à bruler un commissariat avec des policiers à l’intérieur.

Et si la réponse avait été différente ?

Si les policiers avaient fait usage de leur arme pour s’extraire de ce piège de feu ?

S’il y avait eu un, voire plusieurs morts ?

Ce “fait divers” aurait-il fait la une de tous les médias ? Les policiers auraient-ils été placés en garde à vue, confrontés à une longue épreuve judiciaire et administrative à l’issue incertaine ?

Certains médias ou responsables politiques les auraient-ils condamnés avant même tout jugement, au cri de “LA POLICE TUE !” ?

Le Syndicat de la magistrature aurait-il invoqué la légitime défense pour ces fonctionnaires de police ? Pas sûr…

Des marches blanches auraient certainement été organisées en mémoire des « victimes ».

Des émeutes auraient peut-être même éclaté ici et là.

Ils auraient peut-être été suspendus de leurs fonctions dans l’attente des suites judiciaires et administratives.

Mais voilà, nos policiers ont fait preuve d’un sang-froid sans limite.

Aucun mort n’est à déplorer. C’est une chance. Mais cette issue ne doit masquer ni la gravité de l’attaque ni le danger auquel les policiers sont de plus en plus exposés.

Carlo C.

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