Tribune

Tout le monde déteste la police

Régulièrement sur des manifestations, on peut entendre des slogans à coup de « Tout le monde déteste la police » ou « ACAB » (All Cops Are Bastards traduit par Tous les flics sont des batards). Les « braves gens » qui scandent ces mots appartiennent en réalité à la minorité qui « déteste » pour ne pas dire « hait » la police. En effet, un sondage Ifop de septembre 2024 indique que 71% de la population sondée a un sentiment positif (sympathie/confiance) concernant la Police Française. Seulement 8% a un sentiment d’hostilité à l’égard de cette institution.Il s’agit donc bien d’une minorité qui déteste la police en France. C’est cette minorité à laquelle sont souvent confrontés nos forces de l’ordre.Pas plus tard que sur les manifestations du 1er mai dernier, dans certaines villes, certains…
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Événement : un policier élu à la commission exécutive de Force Ouvrière

Secrétaire général d’UN1TÉ et de la fédération UN1TÉ.Mi FO, Grégory Joron, a été élu membre de la commission exécutive confédérale de Force Ouvrière. Cette élection représente un fait notable pour la représentation du syndicalisme policier. Grégory Joron a débuté sa carrière dans les Compagnies républicaines de sécurité (CRS). Il y a exercé avant d’occuper successivement les fonctions de délégué national, secrétaire national CRS au sein d’UNITÉ SGP POLICE-FO, puis secrétaire général adjoint aux côtés d’Yves Lefebvre, avant de prendre la tête du syndicat, rebaptisé depuis UN1TÉ.Il est élu en mars 2025, secrétaire général de la fédération FSMI-FO renommée UN1TÉ.MI FO par la même occasion. Son parcours syndical est marqué par plusieurs mobilisations. En 2015, il a impulsé une négociation…
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Alliances et illusions

En 2022, certains partis politiques de gauche et écologistes s’alliaient à La France Insoumise, pour avoir plus de poids aux législatives. La NUPES était née. Quelques mois plus tard, dans le milieu du syndicalisme policier, cette NUPES a peut-être inspiré certains syndicats. En septembre 2022, trois mois avant les élections syndicales, ils étaient treize à s’unir en « Bloc ». Des syndicats de gardiens et gradés, de PATS/PTS, mais aussi, d’officiers et de commissaires. Un bloc avec cinq objectifs prioritaires, écrivaient-ils sur leur communiqué. UN1TÉ était alors, le premier syndicat de la police nationale. Comment ne pas voir dans cette « alliance », une manœuvre pour se hisser au sommet de la hiérarchie syndicale ? UN1TÉ dénonçait qu’un bloc ne pouvait pas défendre à la fois les…
Portraits

« Affaire Amine Bentounsi » – Procès sous influence : Le policier condamné aux Assises se confie pour la première fois

Avril 2012, Noisy-le-Sec. Un équipage de Police-Secours est commandé par sa station directrice suite à un appel indiquant la présence d’un homme, recherché pour braquage, devant un bar. Les policiers arrivent sur place, un homme prend la fuite, révolver à la main, en jetant une grenade (qui s’avèrera être factice). Tout va alors très vite. Un des policiers, Damien S., tente de rattraper le fuyard. Il dira avoir été menacé par l’arme de l’individu. Il fait usage de son SIG à quatre reprises. Une des balles atteint l’homme dans le dos. Amine Bentounsi décèdera quelques heures plus tard. La descente aux enfers Les premiers éléments de l’enquête se voulaient rassurants pour Damien, la légitime défense semblant être privilégiée. Mais rapidement, il est convoqué au siège de l’IGPN où, il décrit…
Actualités

Plan investigation : un premier pas vers la reconnaissance de la filière judiciaire

Attendu depuis plusieurs années par les services d’enquête, le plan investigation a été présenté le 27 février par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Il vise à répondre aux difficultés structurelles d’une filière judiciaire confrontée à une accumulation massive de procédures et à un déficit chronique d’attractivité. Le syndicat UN1TÉ, aujourd’hui premier sur le réseau police nationale, alertait depuis longtemps sur la situation des enquêteurs. Près de 3 millions de procédures en attente, un manque estimé à 2 500 enquêteurs et une reconnaissance financière jugée insuffisante avaient conduit l’organisation à multiplier les actions. En octobre dernier, UN1TÉ avait même organisé une initiative nationale inédite : distribuer des flyers aux citoyens dans les rues, les gares, ou encore…
Actualités

Affaire Morandini : Le policier a bien fait son travail

Le 29 janvier dernier, Axel, victime de Jean-Marc Morandini témoignait sur le plateau de BFM TV suite à la condamnation définitive de l’animateur. Durant l’émission, il exposait les faits, dont, son passage dans un commissariat de Police pour y déposer plainte. Il évoquait un refus de plainte orienté vers un dépôt de main courante, sur le prétexte que l’auteur était « une personne trop haute ». Un des journalistes de BFM n’hésitait pas à juger ce fait de « scandaleux ». Quelques heures plus tard, sur la même chaîne, Linda Kebbab, secrétaire nationale du syndicat de policiers UN1TÉ, s’insurgeait de la réaction sans contexte précis, de ce journaliste, servant des pseudos arguments aux anti-flics notoires présents sur les réseaux sociaux. Elle évoquait alors, s’appuyant sur la logique d’un…
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Procès du Burger King : Le « J’accuse » d’un commandant de terrain face au mutisme de la hiérarchie.

Au 4ème et dernier jour de procès des CRS dans l’affaire dite du Burger King1, deux visions de la police se sont percutées. D’un côté, le Commandant S., CRS, qui se présente dans sa tenue de cérémonie, assumant une culpabilité morale écrasante. De l’autre, le Commissaire R., affecté à la Préfecture de Police à l’époque des faits, silhouette d’une institution qui esquive et s’abrite derrière des procédures aussi floues que l’éclairage d’un restaurant pillé. Ce jour d’audience, une image : celle d’un chef qui refuse de laisser ses hommes seuls dans la tempête judiciaire. À la barre, le Commandant S. a livré un témoignage contre un système qui broie les exécutants et préserve les décideurs. « Aujourd'hui, je ne suis pas à ma place en tant que témoin mais je devrais être prévenu aux côtés de…
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La neutralité comme boussole républicaine : l’engagement policier et la tentation idéologique

Certaines questions paraissent simples à première vue, et pourtant, lorsqu’on s’y arrête avec un peu de rigueur intellectuelle, elles imposent une réflexion. Un policier peut-il, sans contradiction éthique avec son engagement, afficher publiquement une proximité idéologique avec des courants politiques remettant en cause, y compris implicitement ou au travers de discours policés, les fondements mêmes de la République qu’il sert ? De prime abord, la réponse paraît facile : il convient de distinguer l’homme ou la femme de sa fonction. L’un aurait ses opinions, l’autre ses devoirs. D’apparence rassurante, cette séparation semble préserver les exigences de liberté individuelle et d’intégrité institutionnelle. Mais à regarder de plus près ce qu’il s’est passé dans les cortèges le 31 janvier…
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UN1TÉ rétablit dans ses droits une policière évincée par son administration

Marie-Laure a toujours rêvé d’intégrer la Police nationale. Forte d’une solide expérience en tant que Policière Adjointe, convoyeuse de fonds, et réserviste au sein d’une CRS autoroutière, elle décide de franchir le pas en obtenant brillamment le concours de Gardien de la Paix. En décembre 2024, elle intègre donc une école de police dans le Grand-Est après avoir démissionné de son emploi. Mais, seize jours seulement après son incorporation, tout s’écroule. La médecine statutaire la juge définitivement inapte à la fonction, en raison d’une pathologie contractée en 2018, pourtant en rémission depuis 2020. Marie-Laure, convoquée, est invitée à reprendre ses affaires et à regagner la vie civile. À 45 ans, elle se retrouve soudainement sans emploi, avec deux enfants à charge. L’intervention…
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Victimes à perpétuité

Dans la nuit du 7 décembre 1979, deux policiers, Jean-Yves Ruelle et Gérard Croux, sont abattus froidement rue Monge à Paris. Les criminels étaient en cavale, après des vols à main armée et le meurtre d’un veilleur de nuit, Mohammed Hachemi. Si l’un des deux criminels est neutralisé par un policier dans l’action, le second, Philippe Maurice, sera interpellé. Après avoir saisi tous les recours judiciaires possibles, la condamnation à mort prononcée en 1980, est confirmée par la cour de cassation le 19 mars 1981. Dans le couloir de la mort, après une tentative d’évasion durant laquelle il blesse grièvement un agent pénitentiaire, Philippe Maurice est pris en charge par Robert Badinter qui obtient du nouveau président de la République de l’époque, François Mitterrand, une grâce…