Articles de Yann Bastière

Actions Syndicales

L'aventure S4J

Le 30 janvier 2024, dans son discours de politique générale, le Premier Ministre Gabriel ATTAL souhaitait voir expérimenter la Semaine en 4 Jours dans tous les ministères. L’idée était déclinée les jours suivants dans un courrier de Gérald DARMANIN, alors Ministre de l’Intérieur, qui incitait son administration Police à tester le concept dans les services d’investigation. Toutes les planètes étaient alors alignées ! Mais UN1TÉ avait déjà lancé son projet S4J, dès novembre 2023, avec la validation de Frédéric VEAUX, DGPN de l’époque, puis relayé par le DNPJ, Christian SAINTE, dès le début janvier 2024. Le décor étant planté, il ne manquait plus que les acteurs. Le 13 mai 2024, plusieurs centaines d’enquêtrices et enquêteurs expérimentaient la Semaine en 4 Jours basée sur des projets…
Actions Syndicales

L’investigation en danger

Pour confronter un projet à la réalité, quoi de mieux que d’aller au plus près des enquêtrices et des enquêteurs pour prendre la température ? Voilà pourquoi nous sommes allés au contact de nos collègues sur le terrain, dans leur service. Ce fut le grand écart (de températures) en quelques jours, entre le Var et les Ardennes. Toutefois ces déplacements furent riches d’enseignements… Nous avons pu prendre le pouls de l’ensemble du spectre des services d’investigation (GAJ/SU/SD/PJ) et le diagnostic est partout le même : le mal est profond. Si près de 900 kilomètres séparent ces deux départements, les OPJ et APJ rencontrent les mêmes écueils, et les maux sont identiques. Toujours les mêmes problématiques qui mènent immanquablement à la perte du sens de la mission : stock de dossiers…
Reportages

Investigation : de la médecine de guerre

En immersion dans les Services de l’Accueil et de l’Investigation de Proximité (SAIP) des commissariats de police des 19ème et 20ème arrondissements de Paris, nous avons rencontré les enquêtrices et enquêteurs. Récit du vrai visage de la crise de l’investigation au sein de la Préfecture de Police. Ce visage est celui de très jeunes policiers, stagiaires ou à peine plus, souvent contraints d’exercer en investigation, et aspirant dès que possible à rejoindre la voie publique, générant de facto un turn-over incessant.Très peu d’OPJ, avec forcément peu d’expérience, on y rencontre quelques rares encadrants dont la mission est essentiellement la gestion du stock de dossiers. Trop de dossiers par enquêteurs et peu de moyens pourtant essentiels Des armoires et bureaux saturés de dossiers et…