mardi, mai 21

Eric Masson, justice a été rendue

Après deux semaines d’un procès éprouvant où se sont succédés une multitude de sentiments, de la tristesse à l’agacement voire la colère, le verdict est enfin tombé.

L’avocate générale avait requis :

À l’encontre d’Ismaël Boujti, 3 ans de prison ferme avec mandat de dépôt pour soustraction d’un criminel à l’arrestation ou aux recherches. C’était l’individu qui avait fourni un lieu de repli à celui qui se faisait appeler « l’excellent » par le biais de sa « cave » juste après la commission de cet odieux meurtre.

Contre Ayoub Abdi, 6 ans ferme avec mandat de dépôt, même chef d’inculpation que Boujti, pour celui qui était sur place en compagnie d’Akoudad, ce 5 mai 2021 vers 18h30, rue râteau. Il s’était caché dans la cave avec le tireur, où il aurait orchestré leur fuite vers l’Espagne, fournissant même au tueur, une carte d’identité appartenant à un membre de sa famille.

Enfin, contre le tueur d’Éric Masson, Ilias Akoudad, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine incompressible de 22 ans, pour homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, à savoir, Éric Masson et tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, pour le ou les tirs en direction de Romain R.


Il aura fallu plus de six heures aux jurés pour délibérer sur les différents chefs d’accusation concernant les trois protagonistes de cette affaire.

2 ans de prison sans mandat de dépôt pour Boujti, 3 ans avec mandat de dépôt pour Abdi, et

30 ans de réclusion dont 20 ans de sureté pour Akoudad.

A été reconnue par les jurés, la connaissance par le tireur de la qualité d’Eric et de Romain, à savoir qu’ils étaient des « personnes dépositaires de l’autorité publique ».

La reconnaissance de cette fonction de PDAP était primordiale.

Justice a été rendue.

Ce que nous retiendrons de ce procès :

  • C’est avant tout le souvenir d’Éric Masson, un homme, un père, un mari, un fils, un frère, un ami, un collègue, un policier très expérimenté, très professionnel, humain, empathique, très investi dans tout ce qu’il entreprenait, aimant la vie et les gens, passionné par son métier.
  • Cette union très forte qui liait la Brigade Départementale d’Intervention (BDI) avant ce 5 mai 2021, date à laquelle, plus rien ne sera jamais comme avant.
  • La présence de toute une corporation, jour après jour, dans la salle, en mémoire d’Éric, et en soutien à toute sa famille.
  • Le travail remarquable et monumental des enquêteurs et experts pour faire éclater la vérité.
  • L’humanité de ces témoins qui ont fait de leur mieux pour porter secours à Éric.
  • Enfin et surtout, nous retiendrons la DIGNITÉ de la famille d’Éric dans cette terrible épreuve, mais également celle de Romain, son co-équipier, celle de la BDI 84 et plus généralement, celle des policiers présents dans la salle jours après jours.

Nos plus sincères pensées vont à la famille, les amis et les collègues d’Éric Masson, ce policier exemplaire, mort dans l’exercice de ses fonctions.

Carlo C.

2 Comments

  • Leclercq

    Pour une fois le verdict est à la hauteur des méfaits, et c’est tant mieux.
    Malheureusement cela ne fera pas revenir
    Éric Masson .ton mon soutien à la famille et surtout du courage.
    Laurent

  • david BAYSSELIER

    Non! non celà ne sera jamais à la hauteur du crime, seule la peine de mort aurait pu l’atteindre…

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