mardi, mai 21

La peur de la justice aurait-elle changé de camp ?

Samedi dernier, un terroriste « souffrant de troubles psychiatriques », armé d’un couteau et d’un marteau, a fait un mort et deux blessés dans le quartier de Bir Hakeim à Paris.

Si cet homme n’a pas fait plus de victimes, on le doit aux forces de police intervenues rapidement sur place, en neutralisant l’auteur de cette ignoble tuerie à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique (Taser).

Le 13 octobre dernier à Arras, d’autres policiers interpellaient un terroriste islamiste, également armé d’un couteau, ayant fait un mort (un professeur) et deux blessés dans un collège.

À l’époque, nous apprenions que les collègues n’avaient pas utilisé leur arme de poing, ayant à l’esprit, les risques des conséquences pénales et administratives.

Ceux qui interviennent sur un périple meurtrier, sont-ils condamnés à mettre leur vie en danger par crainte de voir les machines à broyer institutionnelles se mettre en branle, mais aussi le police bashing quasi automatique, dès lors qu’un policier utilise son arme ?

Paradoxalement, tout policier exerçant sur la voie publique, raconte que la majeure partie des délinquants qu’il rencontre ne semble plus avoir peur de la justice, ni de la prison. Certains retrouvent même dans la prison, leur microcosme.

Alors que pour les policiers, la peur qui les habite, concerne rarement l’intervention délicate elle-même (le face à face avec les délinquants), mais plutôt la mise en cause de leur responsabilité face aux institutions.

Cette responsabilité qui pèse aujourd’hui sur leurs épaules, et les risques encourus, dans une société où la violence et les incivilités incessamment se développent, ne risque-t-elle pas d’entamer fortement leur motivation et leur vocation ?

La question mérite d’être posée, et ce qui est certain, c’est qu’il n’est pas sain que la peur de la justice puisse changer de camp…

Carlo C.

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